Economie : Quarante entreprises défient leurs concurrentes occidentales

dimanche 20 novembre 2011

Selon la Banque mondiale, entre 2000 et 2010, l’économie de l’Afrique subsaharienne a pesé plusieurs milliards de dollars et bénéficié d’une croissance plus rapide que celles du Brésil et de l’Inde.

Et selon les estimations du FMI, cette économie africaine est prévue pour progresser plus vite que celle du Brésil entre 2010 et 2015.
L’Afrique subsaharienne est donc en passe de rejoindre le groupe des BRIC que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces pays sont des puissances émergentes dont la richesse et le dynamisme ont fortement progressé au cours des dix dernières années.

L’émergence économique du continent africain est réconfortante d’autant plus que 40 de ces entreprises se positionnent le marché africain comme l’un des plus prometteurs au monde. Mieux, ces entreprises rivalisent avec celles des BRIC et certaines occidentales. Ce boom économique figure dans le "African Challengers : Global Competitors Emerge from the Overlooked Continent", un rapport du cabinet international de conseil Boston Consulting Group (BCG). Ce rapport a été publié le 2 juin dernier.

Les 40 entreprises prometteuses se localisent en Afrique du Nord et du Sud (Afrique du Sud, Botswana, Maurice, Libye, Algérie, Égypte, Maroc et Tunisie). L’Afrique de l’ouest y figure grâce au Nigeria à travers ses entreprises Dangote et Ecobank.
Dénommées les ’’Lions Africains’’ par le BCG, environ 30 % de ces entreprises sont publiques ; 25 % œuvrent dans les services financiers ; 20 % dans l’énergie et les matières premières, 15 % dans les télécommunications, les technologies de l’information et de la communication. Et 10 % sont présentes dans le domaine des biens et services de consommation.

L’Afrique du Sud, la première puissance du continent, est la locomotive de l’économie du continent. Sur les 40 entreprises, 18 se trouvent dans ce pays.
L’avancée économique du continent fait dire à Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale à la Banque mondiale que l’Afrique doit attirer les investissements, et "pas seulement l’aide".

Au niveau de la Banque mondiale, la croissance économique africaine s’est traduite par une augmentation des droits de vote en faveur des économies en développement et en transition. D’ailleurs, le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a souhaité qu’à long terme, ce droit passe à 50 %. S’agissant plus particulièrement de l’Afrique subsaharienne, sa part est passée de 5,55 % à 5,86 %. Outre cela, le continent a gagné un nouveau siège au Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale. Ce siège permettra de faire entendre la voix et les préoccupations du continent.


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