Economie : La Côte d’Ivoire veut renaitre de ses cendres

dimanche 20 novembre 2011

Huit ans après la crise politico-militaire de 2002, la Côte d’Ivoire essaie de redevenir le fleuron économique qu’il était et ce grâce au processus de sortie de crise en cours.Ainsi de gros espoirs naissent quant à une reprise rapide de la place jadis occupée par les entreprises ivoiriennes au sein de l’espace UEMOA. L’économie ivoirienne représentait 40% de l’activité économique de cette zone. La condition pour relancer l’économie, c’est de mettre l’accent sur les petites et moyennes entreprises, qui selon les économistes, constituent les véritables poumons d’une économie.

Le secteur privé ivoirien est dominé par les PME/PMI, les micro-entreprises, ainsi qu’un vaste secteur informel. " Même s’il est difficile d’établir des données précises, on estime à environ 18% la contribution des PME/PMI au produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire, où ensemble elles génèrent quelque 23% des emplois formels. Or 35% des entreprises ivoiriennes auraient disparu à cause de la crise sociopolitique", affirme la Banque mondiale.

A cela s’ajoutent le manque d’accès au crédit et les rackets. Ces derniers représentent une manne d’environ 220 millions de dollars, soit près de 150 milliards de Francs CFA pour ceux qui le pratiquent. Ce qui constitue un manque à gagner énorme pour le pays.
Outre cela, le climat social n’est pas encore propice à l’investissement en Côte d’Ivoire. Et selon le classement Doing Business, pour l’année 2010, la Côte d’Ivoire occupe le 168e rang sur 183 pays examinés. Pour redorer le blason économique ivoirien, la Banque mondiale a accepté de faire un don de 15 millions de dollars, soit 7,5 milliards de F CFA. Ce fonds a permis à l’Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire (APEX-CI) d’appuyer la pépinière de jeunes entreprises ivoiriennes lourdement affectées par la crise politico-militaire. Guy Mbengue, Coordonateur du projet et Directeur général de l’APEX-CI, estime pouvoir revitaliser au moins 1000 PME et créer ou maintenir au moins 10 000 emplois sur les quatre prochaines années.

Quant au ministre ivoirien de l’Industrie et de la Promotion des PME, Dosso Moussa, il relève que les matières premières agricoles de la Côte d’Ivoire étant très faiblement transformées, cela constitue un défi et une opportunité pour les entrepreneurs. Mais avant tout, affirme Jean Kacou Diagou, Président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire, il faut mettre fin à la crise politico-militaire dommageable à la stabilité sociale sans laquelle il n’ya pas de développement de l’économie.


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