Economies mondiales : L’Afrique croît

dimanche 20 novembre 2011

L’Afrique subsaharienne affiche des perspectives économiques positives.
Ce constat est de "Global Economic Prospects ", un recueil biannuel sur les tendances de l’économie mondiale. Selon le recueil, le PIB du continent africain a fait un bond de 4,7% en 2010. Cette tendance doit se maintenir en 2011 et en 2012, avec respectivement 5,3 et 5,7%.

Plusieurs facteurs ont contribué à ce regain de croissance. Premièrement : une forte demande des matières premières que sont les métaux, les minerais, et le pétrole. C’est le cas par exemple en République du Congo. Le pays tire l’essentiel de ses recettes de la production pétrolière. En 2010, son taux de croissance était estimé à 10,3 %. C’était le taux le plus élevé en Afrique.

Les prévisions indiquent que le Ghana qui avait une croissance de 6,6% en 2010 et qui vient d’entrer dans le club des pays producteurs de pétrole ravira la vedette en 2011 au Congo. Le taux de croissance du Ghana est prévu à 13,4%. Malheureusement, il devrait retomber à 10 % en 2012.
L’Afrique du sud, principale économie du continent a affiché un taux de croissance relativement modeste de 2,7% en 2010 tandis que le Nigeria, avec une augmentation de 7,6% de son PIB a maintenu ses tendances à la hausse et devrait maintenir le cap en 2011 et 2012.

La production d’or au Burkina Faso devrait augmenter de 32% en 2011 soit 33,74 tonnes contre 25,6 tonnes l’an dernier.
Après un recul de 12,3% en 2009, les investissements directs étrangers en Afrique ont augmenté de 17% en 2010 affirme le rapport. Cette tendance a confirmé le positionnement de l’Afrique comme destination privilégiée des capitaux étrangers, même s’il faut reconnaitre que trois pays (Afrique du Sud, Angola et Nigeria) reçoivent à eux seuls 40% de ces capitaux.

Outre cela, le continent a connu une augmentation de sa productivité agricole. En Éthiopie par exemple, le taux de croissance du secteur agricole a bénéficié des investissements dans le réseau routier et de l’électricité. Ces investissements ont favorisé l’émergence de petits exploitants agricoles.
En dépit du ralentissement de la production de tabac, dont le pays tire l’essentiel de ses devises, le Malawi a connu une augmentation de 6,8% de son PIB en 2010 grâce au maïs et à l’exportation de l’uranium.

De même, le Kenya a renoué avec la croissance en 2010 avec une hausse de 5% du PIB grâce à l’exportation du thé. D’ailleurs, ce secteur a connu une augmentation de 50% par rapport à l’année précédente.
Nonobstant cette croissance, la hausse des prix des denrées alimentaires constitue l’un des risques auquel les populations des pays africains doivent faire face. Selon le rapport, une hausse de l’ordre de 10 à 20% des prix des denrées de premières nécessités que sont le riz, le sucre etc. pourrait annuler les retombées de la forte croissance enregistrée à travers le continent. A cela s’ajoutent les aléas climatiques comme les récentes inondations au Benin, au Burkina, au Ghana, etc.

Même si une gestion adéquate des ressources existantes et des dispositions de gestion de catastrophes peuvent atténuer le poids des aléas, il n’en demeure pas moins qu’un investissement dans le capital humain demeure la clé de voute de l’essor des différents pays du continent. Une main-d’œuvre qualifiée et compétente, capable de contribuer à l’économie de manière productive est nécessaire pour maintenir l’essor du continent. Cette perspective est réalisable si et seulement si les populations sont en bonne santé, adéquatement instruites, c’est-à-dire ayant le travail qui colle à leur profile et soit à l’abri de la pauvreté et de la faim.

Cette tendance devrait permettre à nos différents pays d’être compétitifs à l’échelle régionale et mondiale.


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