Sécurité alimentaire : Le Mali investit dans les petits exploitants agricoles

dimanche 20 novembre 2011

Le Mali est, certes, un pays sahélien, relativement aride, mais il bénéficie de conditions agro-écologiques favorables. Une bonne partie de son territoire regorge de ressources en eau : les fleuves Niger et Sénégal. Le secteur agricole représente environ 35% de son Produit intérieur brut.

En 2005, la filière coton a représenté près de 10 % du PIB et 30 % des exportations. Elle concerne plus de 300 000 exploitations agricoles ; et un tiers de la population malienne bénéficie de l’ensemble de l’activité cotonnière de la production à la transformation. Egalement, le pays est présent sur le marché international de la mangue et du karité.

Le gouvernement malien pour donner plus de dynamisme à son agriculture s’est engagé dans une politique de soutien aux petits producteurs. Son objectif : faire du Mali une puissance agricole. Pour réaliser ce vœu, le gouvernement a élaboré une loi d’orientation agricole, procédé à la responsabilisation de la profession agricole, à la rationalisation de plus d’une centaine de projets agricoles, à l’élaboration d’un programme national d’investissements. Toutes ces actions sont aussi pour mieux coordonner et aligner les investissements des différents bailleurs afin d’accroître l’efficience de l’investissement dans l’agriculture.

Malgré ces efforts, l’agriculture, à elle seule, ne pourra pas soutenir la croissance économique nécessaire et la main-d’œuvre disponible en milieu rural. D’autres secteurs économiques devront rapidement prendre le relais pour soutenir l’emploi des jeunes et assurer une transition vers un modèle plus industriel et urbain. Au Mali, l’exploitation agricole familiale est dominante. Ces exploitations, au nombre de 800 000 sont sous équipées. Elles font que l’agriculture de subsistance est très peu connectée aux marchés nationaux et internationaux. C’est pour remédier à cette situation que les subventions publiques du gouvernement malien cherchent à les moderniser.

Dans cette perspective de modernisation mis en cours, les paysans sont organisés en coopératives ou associations professionnelles agricoles.


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