Afrique de l’ouest : Boom du secteur privé est attelé aux droits des affaires

dimanche 20 novembre 2011

Pour faciliter la création d’entreprise, dix-sept pays ouest africains dont le Burkina Faso ont engagé des réformes. Ces réformes concernent l’élargissement de l’accès au crédit et l’adoption des modalités d’immatriculation.

Ces réformes ont entre autres buts de convertir des milliers d’entrepreneurs informels à l’économie formelle. Pour le ministre de la Justice du Togo, Biossey Kokou Tozoun, "Les petites et moyennes entreprises sont le cœur de l’économie africaine. Il est par conséquent capital que les petits entrepreneurs puissent s’adresser aux banques pour obtenir des prêts et que tout soit fait pour les inciter à intégrer l’économie formelle." Cette opportunité bancaire pense Pierre Guislain, directeur du département Climat de l’investissement au sein du Groupe de la Banque mondiale, sera "le déclencheur d’un processus plus vaste" qui incitera les pays à "donner une priorité accrue à l’amélioration de l’environnement des affaires".

Il est prévu également la simplification des démarches pour les micro et petites entreprises en ce qui concerne l’immatriculation de leur société. Cette perspective se trouvera être une aubaine pour les femmes des milieux rurales. Elles pourraient plus avoir accès au crédit formel.

Ces réformes s’accompagnent d’un élargissement de la gamme des biens acceptés par les banques à titre de garantie. Outre les biens immobiliers, les biens meubles peuvent être garantis. Cette flexibilité permet aux banques de limiter leurs risques et cela dans un environnement plus sûr. Une suite logique de cette situation serait la baisse des coûts et l’augmentation des volumes de crédits dans la région et le développement du secteur privé et la croissance économique.

Les réformes adoptées par les 17 pays ouest africains s’inscrivent dans une offensive pour l’amélioration de la position des pays dans le classement de l’Indice Doing Business. Ces pays font partis du dernier quart des 183 pays recensés par l’indice Doing Business. Cet indice mis au point par le Groupe de la Banque mondiale mesure la facilité de faire des affaires dans un pays.

En 2011, le Burkina Faso a fait partie des 16 pays qui ont le plus progressé au cours des cinq dernières années et l’un des 10 premiers pays réformateurs dans le monde en 2008.


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