FMI : Christine Lagarde, pour mettre de l’ordre

dimanche 20 novembre 2011

Christine Lagarde, ancienne Ministre française de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, est désormais la première femme à assurer la Direction générale du FMI depuis sa création en juillet 1944.

Le 14 mai dernier, après l’histoire de viol présumé sur Nafissatou Diallo, une femme de chambre d’un hôtel de New York,Dominique Strauss-Kahn avait été forcé de démissionner le 19 mai.

Christine Lagarde, la nouvelle patronne de l’institution, durant tout son mandat doit montrer patte blanche : "respecter les règles les plus élevées en matière d’éthique, en accord avec les valeurs d’intégrité, d’impartialité et de discrétion," lit-on dans sa lettre d’embauche. Cette obligation n’existait pas dans le contrat d’embauche de DSK.

Outre cela, Christine Lagarde se devra de refuser tout présent excepté celui du FMI, cela pour éviter tout conflit d’intérêts. De toute façon, elle bénéficie d’un salaire net de près de 500 000 dollars et diverses allocations qui lui permettront d’avoir une vie plus que décente. A coté de ses activités au FMI, Christine Lagarde peut toujours être militante politique. Son contrat de travail le lui autorise. Le sol américain est bien familier à Lagarde. Elle y a assuré plusieurs fonctions. Elle a été stagiaire au Capitole ; présidente du comité exécutif mondial du cabinet d’avocats Baker & McKenzie à Chicago. Elle a été également membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS).

Une fois à Paris, elle transporte son amour pour la langue anglaise. En 2007, Le Canard enchaîné révèle que Christine Lagarde rédige et fait rédiger en anglais ses minutes. Loin des questions de langues, Lagarde selon plusieurs experts occidentaux représenterait les intérêts industriels des Américains.

En attendant d’apprécier Christine Lagarde à la tâche, les feux des projecteurs sont toujours braquer sur Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier a été libéré sans caution le vendredi 1er juillet dernier. La raison : la crédibilité de Nafissatou Diallo est en cause. Elle aurait menti et sur son passé et sur les circonstances de son interaction avec DSK, selon le procureur ayant en charge l’affaire. Toutefois, les examens des médecins légistes ont établi des preuves indubitables d’une relation sexuelle entre Nafissatou Diallo et DSK.

Au lendemain de cette affaire, le ministre du Budget américain, Timothy Geithner, avait demandé sa démission.
Et le gouvernement d’Obama d’exprimer sa déception quant à la façon dont Strauss-Kahn dirigeait le FMI. Cette déception des Américains est d’autant plus profonde que DSK était réticent à soutenir les tentatives de Washington d’isoler la Chine. Les Américains accusent ce grand pays de manipuler sa monnaie.

Aux États-Unis, l’avant-garde des tombeurs médiatiques de DSK se trouve être le New York Times. Ce quotidien, très célèbre pour avoir diffusé de fausses informations sur la guerre d’Irak, donne le ton et le style de traitement de l’actualité aux États-Unis. Ainsi, ce canevas est copié par les autres medias américains, puis par ceux internationaux.
Pour l’heure, il n’est pas encore démontré que la rencontre entre Nafissatou et DSK soit un coup monté, comme le soutiennent certains partisans de DSK.


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