La CEDEAO veut consommer local

dimanche 20 novembre 2011

L’agriculture, l’élevage et la pêche font vivre 65% de la population de la zone CEDEAO et couvrent 80% des besoins alimentaires de ces populations. Ces trois domaines d’activités constituent 35% du Produit Régional Brut des 15 pays de la CEDEAO qui compte 219 millions d’habitants.

Toutefois, même si ces secteurs représentent une part importante dans les économies des pays de la sous-région, leur productivité reste faible et les produits peu compétitifs tant sur les marchés locaux qu’étrangers. Pour donner un nouveau souffle à ces secteurs, les pays de la CEDEAO avec l’aide de la Banque mondiale ont décidé de financer le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).

Ce financement aura pour objectif d’asseoir le secteur agricole comme moteur de la croissance au cours des cinq prochaines années avec comme corolaire la souveraineté alimentaire ; la promotion d’un environnement favorable au développement agricole régional, et enfin la réduction de la vulnérabilité alimentaire et la promotion d’un accès durable à l’alimentation.

C’est en mars 2007 qu’a démarré la première phase du programme avec un montant de 45 millions de dollars américains (environ 22, 5 milliards F CFA). Pour cette phase, la première vague de pays, baptisée PPAAO 1A est constituée du Ghana, du Sénégal et du Mali. Les produits à mettre en valeur dans ces régions sont : les racines et les tubercules au Ghana, les céréales en culture sèche au Sénégal et le riz au Mali.

Le programme de la seconde vague (WAAPP 1B) regroupe le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Nigéria. Il a été approuvé en septembre 2010 et a un coût total de 119 millions de dollars (environ 60 milliards de F CFA).
Enfin, la troisième vague, WAAPP 1C, a été approuvée en mars 2011. Elle est composée de sept pays que sont le Bénin, la Gambie, la Guinée, le Liberia, le Niger, la Sierra Leone et le Togo. Ceux-ci bénéficieront de 135 millions de dollars, soit 68 milliards de F CFA.

Les premiers résultats du WAAPP 1A étant encourageants, le programme a été étendu à tous les États membres de la CEDEAO. Ces résultats portaient sur une meilleure valorisation des tubercules comme l’igname, le manioc, et les céréales tels le riz, le mil, le maïs, et le sorgho. Une valorisation de ces secteurs de production signifie également la promotion du secteur agro-alimentaire.

Au Sénégal, par exemple, le pain à base de farine composé de 15% de farine de céréales de mil ou de maïs a permis une baisse du prix de la baguette de pain au consommateur de 25 FCFA.
Pour 2011, il est prévu une production de 270 000 baguettes de pain à base de farine composée dans la région de Dakar.

La généralisation de la production de pain à base de farine composée favorise l’utilisation des ressources locales et la réduction des importations de blé.


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