Entreprenariat : des obstacles légaux et réglementaires freinent les femmes

dimanche 20 novembre 2011

Les femmes dans le monde entier comptent pour 49,6% de la population, mais seulement 40,8 % des actifs employés dans le secteur formel. Dans les économies où les différences légales entre hommes et femmes sont criardes, on note une faible participation des femmes dans le secteur formel. Cette conclusion provient du rapport « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2012 : Lever les Obstacles à l’Inclusion Économique. »

Bien évidemment que « la compétitivité et la productivité découlent, pour une grande part, de l’allocation efficace des ressources, y compris des ressources humaines, » affirme Augusto Lopez-Claros, Directeur de Global Indicators and Analysis. Puis d’ajouter que « Lorsque la moitié de la population mondiale ne peut y participer pleinement, c’est l’économie en général qui en pâtit ».

Si l’économie pâtit de cette situation, les femmes le sont bien plus. Le rapport mentionne qu’il existe une différence de statut dans l’économie entre la femme mariée et celle célibataire. Par exemple au Burkina Faso, celle mariée est confrontée au niveau légal à l’impossibilité de choisir sa résidence même s’il est dit qu’il doit être fait d’un commun accord. Rare sont celles qui sont reconnu comme chef de famille. Ce rôle revient plutôt à l’homme.

Sur ce point, il semble que les économies à revenu élevé tendent à considérer la femme et l’homme comme égaux. Dans les économies à revenu intermédiaire et à faible revenu, comme celles existant en Afrique subsaharienne les différences légales entre hommes et femmes sont grandes. Toutefois, le Kenya fait figure d’exception d’autant qu’il y a une réelle parité homme-femme qui a cours depuis deux ans. Le but de l’étude a été de mesurer l’impact des différences entre hommes et femmes sur la motivation des femmes à créer leur entreprise et comment y remédier.


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