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lundi 21 novembre 2011

L’Afrique du Sud : Sous le millénaire de la femme et du Mondial 2010

Le pays de l’arc-en-ciel est en ébullition. Bientôt, elle aura, peut-être, une femme chef de l’Etat. Elle abritera, également, la 19e Coupe du monde de football. A Johannesburg, le quotidien et les causeries sont égayés par ces deux grands événements.

"Je suis sûr que notre prochain président sera une femme. Et ça sera Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma", affirme, serein, Cameron Mackenzi, cadre dans une multinationale. Tout autour de la table à manger, plus d’une quinzaine de convives à majorité des Blancs. Presque tous acquiescent les propos de Cameron. Et puis ce dernier de renchérir : "Je le dis, ce millénaire appartient aux femmes. Et elles nous prouveront qu’elles sont de très bonnes dirigeantes, meilleures que les hommes."

Probablement, Nkosazana Clarice Dlamini Zuma, actuelle ministre des Affaires étrangères de l’Afrique du Sud, deviendra le troisième président de l’Afrique du Sud démocratique, après Nelson Mandela et Thabo Mbeki en 2009.

Lutte interne pour être président
Officiellement, personne n’est candidat. Aucune campagne n’est lancée. Les dés seront jetés dans 09 mois. L’ANC désignera son prochain président. Même si Mbéki ne peut prétendre à un troisième mandat, il n’est pas exclu qu’il conserve la direction de L’ANC. Il choisira donc son successeur. Et pour lui, son héritier sera Nkosazana Clarice Dlamini Zuma. Clarice Dlamini Zuma est l’ex-épouse de Jacob Zuma. Vers la fin février 2007, Winnie Madikizela-Mandela, l’ex-femme de Nelson Mandela, encore très populaire, a ouvertement affiché son soutien à Nkosazana Dlamini-Zuma.
Le principal rival de Clarice Dlamini Zuma à ce jour est son ex-époux, Jacob Zuma, numéro deux de l’ANC et ancien vice-président. Jacob a été limogé en 2005 par Mbéki en raison de soupçons de corruption.

Au-delà de Clarice Dlamini et de Jacob Zuma, Kgalema Motlanthe, secrétaire général de L’ANC, et de Tokyo Sexwale et Cyril Ramaphosa, anciens leaders du parti reconvertis dans les affaires, sont les plus cités. La liste est donc ouverte et pourrait s’allonger.
Clarice Dlamini s’est exilée en Angleterre en 1976, juste après le massacre des élèves de Soweto. Son exil l’a également conduite au Botswana, en Tanzanie. Pendant qu’elle achevait ses études, elle devient la présidente de la section ANC en Angleterre de 1977 à 1978. Devenue medecin, elle s’occupa de la santé de nombreux leaders de son parti, y compris de celle de Thabo Mbeki. En 1980, Clarice Dlamini retourne au Swaziland. C’est dans ce pays qu’elle rencontre Jacob Zuma, un exilé. Ils se marient en 1982 et ont eu 4 enfants. Elle a divorcé en 1997. Clarice est née le 27 janvier 1949 à Kzazu-Natal, en Afrique du Sud. Elle est diplomée, entre autres, de l’université Liverpool en santé tropicale. Ces deux derniers importants postes sont celui de ministre de la Santé de 1994-1999 et de ministre des Affaires étrangères depuis juin 1999.

L’Afrique du Sud, centre du monde en 2010

L’autre sujet qui fait des gorges chaudes à Johannesburg est la 19e édition de la Coupe du monde 2010. C’est depuis le 15 mai 2004 que l’Afrique du Sud a été désignée par la FIFA pour organiser l’édition 2010 du Mondial. Il a fallu l’engagement de Nelson Mandela, l’ancien président, pour faire pencher la balance de son côté. Deux ans de procédures pour toucher au but.

Le 07 juillet 2006, à Berlin en Allemagne, le président Thabo Mbeki faisait solennellement le serment d’organiser "la coupe du monde la plus impressionnante de l’histoire". Et cette promesse sera tenue. Ce sont 09 villes et 10 stades qui abriteront les matchs (Johannesburg -deux stades-, Bloemfontein, le Cap, Durban, Nelspruit, Polokwane, Port Elizabeth, Twane -ex Pretoria, Rustenberg. La Fondation sud-africaine de football -SAFF- a été créée en 2005 pour organiser cet événement. Elle récolte les subventions privées et publiques participant au financement des travaux d’amélioration des équipements sportifs.

C’est en 2000 que la Fifa adopte le principe d’une organisation tournante d’un continent à l’autre. L’Afrique du Sud, profitera certainement d’une telle opportunité pour promouvoir son industrie touristique, son artisanat. Le drapeau de la nation arc-en-ciel encastré sur l’image d’un footballeur est stylisé dans une carte de l’Afrique. Image de dynamisme, de vigueur et d’unité africaine. Le logo de la Coupe du monde 2010 est devenu une identité visuelle, une appartenance continentale. Et les Sud africains se plaisent à inviter tout Africain à venir jubiler avec eux en 2010.

L’Afrique aura 6 représentants à ce grand rendez-vous du football mondial. L’Afrique du Sud est qualifiée d’office en sa qualité de pays hôte. Les 5 autres places seront disputées au cours d’éliminatoires. L’Europe déléguera 13 représentants. L’Amérique du Sud s’est vue attribuer 4 places qualificatives. Une cinquième nation pourra éventuellement décrocher son billet par le biais d’un match de barrage contre une équipe de la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes. Cette région est, quant à elle, assurée de déléguer trois équipes. L’Asie aura au moins quatre équipes. La cinquième disputera un match de barrage qualificatif contre le vainqueur de la compétition préliminaire de la Zone océanienne.


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