Lutte contre l’apartheid : Albertina Sisulu n’est plus

dimanche 27 novembre 2011

Albertina Sisulu, 92 ans, héroïne de la lutte anti-apartheid en Afrique du sud, est décédée a son domicile le 02 juin dernier suite à un très bref malaise. Désormais, elle repose à Soweto aux cotés de son époux Walter Sisulu décédé en 2003.

Albertina Sisulu, 92 ans, héroïne de la lutte anti-apartheid en Afrique du sud, est décédée a son domicile le 02 juin dernier suite à un très bref malaise. Désormais, elle repose à Soweto aux cotés de son époux Walter Sisulu décédé en 2003.

Albertina a perdu son père qui était minier lorsqu’elle avait 11 ans. Devant s’occuper de ses frères et sœurs, sa mère étant malade, elle abandonne son vœu de devenir sœur. Elle devient infirmière ; puis épouse Walter Sisulu, un ami et compagnon de lutte de Nelson Mandela.

Des 20 premières années de leur mariage, Albertina et Walter ne passeront que neuf ans ensemble ; Walter ayant été emprisonné près d’une dizaine de fois pour ses activités anti-apartheid. Tout comme Mandela, il avait été emprisonné à Robben Island pendant 26 ans.

A Soweto, même si Albertina a élevé presque seule leurs cinq enfants, elle s’est également engagée dans la lutte pour l’égalité en Afrique du sud. Elle rejoint en 1948 la Ligue des femmes de l’ANC, et tout comme les autres acteurs politiques, elle a été emprisonnée elle-même à plusieurs reprises.
Durant les luttes anti-apartheid, la demeure des Sisulu était l’entre de réconfort où amis et sympathisants trouvaient couverts et oreilles attentives.

Pour rendre un dernier hommage à cette combattante infatigable, cinq cents bus et sept trains ont été affrétés pour l’occasion et le président Zuma a présidé les funérailles.

Mandela souffrant s’est fait représenter par son épouse Graça Machel. Cette dernière a lu un hommage en son nom. Dans ce dernier, il a rendu grâce à Albertina qu’il appelle la « mère du peuple ». Selon Mandela, générosité, dévotion et humanisme sincère étaient les traits caractéristiques de Albertina. De ce fait, Mandela affirme que « pendant et après la lutte tu as dignement mérité d’être la mère de tous nos peuples ».

La disparition de cette vaillante combattante est durement ressentie par Mandela qui affirme qu’à chaque fois que l’un de ses compagnons de lutte disparait « c’est comme si une partie de nous-mêmes était amputée », toutefois il conclut que « aucune de ces amputations n’est plus douloureuse que de te perdre toi ma chère sœur ».


Actualités Burkina-ntic