Développement en Afrique : Les médias pour faire monter la croissance

mardi 29 novembre 2011

Le rôle des médias en matière de développement en Afrique a été l’essence de la visioconférence organisée par la Banque Mondiale le lundi 05 septembre dernier à Ouagadougou.

La nigériane, Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique a dit prendre note des besoins des journalistes aussi bien du Burkina Faso que des 29 autres pays africains ayant participé a la conférence.

Le renforcement des capacités et le soutien technologiques et financiers aux medias ont été les préoccupations principales des journalistes. Pour eux, entre autres éléments, la satisfaction de ces exigences devraient permettre a leur institution d’accompagner la Banque Mondiale - BM, dans sa stratégie.

Cette initiative, intitulée, "L’Avenir de l’Afrique et le soutien de la Banque Mondiale" établie en mars 2001 vise à faire participer les medias africains au processus de croissance du continent. Plus précisément, elle consistera à intéresser les medias aux questions de genre, de l’emploi et du changement climatique.

L’accompagnement par les medias, selon Obiageli Ezekwesili, devrait aider la BM à se débarrasser de la pauvreté en permettant un éveil des consciences des populations et une accélération des initiatives favorisant l’accroissement de leur bien-être.

Au Burkina Faso, la collaboration entre la BM et les medias locaux est étroite, mais tend à devenir redondante. Cette redondance s’explique par le fait que plusieurs rencontres entre les media burkinabè et la BM ont déjà eu lieu de façon récurrente et les mêmes préoccupations et sollicitations sont toujours évoquées.

Lawrence Henri Mensah, chargé de communication de la mission résidente de la Banque Mondiale au Burkina Faso a justifié cette énième rencontre en affirmant qu’elle est basée sur une stratégie différente des précédentes.

De la trentaine de participants burkinabè, moins de cinq avaient des postes de responsabilités dans leurs différentes rédactions locales. C’est dire que l’absence des premiers responsables plombe déjà cette initiative de la BM, d’autant plus seuls les leaders des medias décident de la marche de leur structure. En outre, et ce dans les coulisses, certains responsables présents ont affirmé vouloir maintenant "du concret de la BM."

Parlant d’initiatives concrètes, la BM est connue pour promouvoir les bonnes pratiques. Pour une saine et meilleure collaboration avec les medias de la place qui lui demandent de l’aide aussi bien matériel que financier, pourquoi n’établirait-elle pas un partenariat avec ceux qui, entre autres, exigerait une transparence dans la gestion de leur entreprise, démocratie oblige, et le respect des règles concernant l’emploi du personnel. Un accent particulier devrait être mis sur les conditions de travail et de traitement des journalistes, ceux-là même qui font le prestige de la maison presse mais qui sont trop souvent maltraités du point de vue salarial et indemnitaires.

Les critères rigoureux de la BM, consignés dans un cahier de charges permettent de faire de certains medias des exemples pouvant inspirer d’autres. Et certainement, l’attention que la BM accordera à ces structures permettra d’asseoir de véritables entreprises de presse ayant une vision et qui adéquatement accompagneront le Faso dans sa marche vers l’épanouissement de sa population.


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