La Banque mondiale nettoie Abidjan

mardi 29 novembre 2011

La Banque mondiale et les autorités ivoiriennes ont signé le 12 mars 2009 un accord dénommé « Opération ville propre » d’une durée trois mois. Cette opération d’un coût de 12 millions de dollars permettra d’éliminer quelque 500 000 tonnes de déchets solides dans les 13 communes du District d’Abidjan.

« Il est inacceptable que la ville d’Abidjan, appelée la Perle des Lagunes soit aussi insalubre qu’elle l’est aujourd’hui », a déclaré le Président Gbagbo. Selon la Banque mondiale, jusqu’en 1990, la collecte et l’élimination des ordures ménagères dans la ville d’Abidjan étaient assurées par une société privée, la SITAF. Après deux années de mauvaise prestation de services, la responsabilité de gestion des déchets solides a été confiée à l’entreprise ASH en1992. Cette entreprise n’étant pas parvenue à tenir ses engagements, l’État et les collectivités locales ont fait appel à d’autres opérateurs privés.

Le taux de collecte qui se situait à 75 % en 1989 est tombé à 65 % en 2000, se stabilisant finalement à 46 % en 2006. Le Président Gbagbo espère qu’avec cet accord de la Banque mondiale, les parties prenantes ivoirienne prendre la relève une fois le projet de la Banque mondiale arrivé à terme car « il est indispensable qu’Abidjan, la capitale économique du pays, soit propre, non seulement pour des raisons sanitaires, mais aussi pour des raisons économiques », a affirmé Madani M. Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire.


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