Kadhafi indésirable aux Etats-Unis

mardi 29 novembre 2011

Mouammar Kadhafi ne séjournera plus à Englewood dans le New Jersey aux Etats Unis. Le samedi 29 aout 2009 dernier, plus de 200 personnes ont protesté contre sa venue à Englewood. Parmi les mécontents, il y avait le gouverneur de l’Etat, Jon Corzine. Avec sa population, ils ont manifesté leur mécontentement concernant la rénovation par le gouvernement libyen d’un site de 2 hectares destiné à accueillir la tente de Kadhafi.

En effet, Kadhafi doit, depuis son arrivée au pouvoir il y aura 40 ans, effectuer en ce mois de septembre son premier voyage officiel aux Etats-Unis. "Nous ne voulons pas de lui aux Etats Unis et nous ne voulons pas de lui dans notre ville non plus", a affirmé Michael Wildes, le maire de Englewood. Nombreuses sont les familles de cette ville qui ont perdu des proches dans l’attentat qui a eu lieu à Lockerbie en Ecosse le 21 décembre 1988, et qui a coûté la vie à 270 personnes dont 189 Américains, 97 venant de New York et de New Jersey.

Des familles mécontentes
Englandwood, tout comme une grande partie des Etats Unis a été choquée par l’accueil triomphal réservé le 20 août dernier à Tripoli à Abdelbaset Ali al-Megrahi, ancien haut responsable des renseignements libyens et unique personne condamnée dans l’attentat. Atteint d’un cancer en phase terminale, ce dernier condamné pour l’attentat a été libéré pour raison de santé. Par leurs protestations, les habitants de Englandwood ont finalement eu gain de cause. Le colonel ne plantera plus sa tente dans leur ville. A ce propos, le département d’Etat américain dit œuvrer "pour parvenir à une sorte d’accord respectant toutes les sensibilités".

Les Etats-Unis, qui abritent le siège des Nations unies, ont pour obligation de faciliter le séjour sur leur sol des délégations étrangères, quelles qu’elles soient, lors de leurs visites à l’organisation internationale. Toutefois, il a la prérogative de circonscrire le déplacement de certaines délégations à un rayon de 40 km autour du siège de l’ONU. Le président libyen resterait donc à Manhattan. Au cours de la 64e session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies en fin septembre, Kadhafi prendra la parole.

Sur la scène internationale
Cette visite est une occasion pour Kadhafi de s’adresser à la scène internationale même si les dirigeants occidentaux hésitent toujours à s’afficher publiquement avec lui. Pour preuve, durant les célébrations le mardi 1er septembre dernier de ses 40 ans au pouvoir, plusieurs dirigeants occidentaux ont renoncé à faire le déplacement. Néanmoins, étaient présents aux célébrations Hugo Chavez du Venezuela, Mahmoud Abbas de Palestine, Omar el-Béchir du Soudan, l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, Ali Abdallah Saleh du Yémen, le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, le secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet. Outre ces derniers, plusieurs chefs d’Etat africains dont Blaise Compaoré y étaient.

Cette commémoration intervient au moment ou la Libye a obtenu des succès diplomatiques : la libération d’Abdelbaset al-Megrahi, les excuses de la Suisse dans l’affaire ayant visé le fils Kadhafi Hannibali qui avait été arrêté en Suisse pour mauvais traitement envers ses domestiques, le premier anniversaire du traité d’amitié conclu avec l’Italie pour solder son passé colonial, avec en prime des excuses inédites de Rome et des compensations de cinq milliards de dollars. Parmi toutes ces victoires, la plus grande est le contrat de plusieurs millions de dollars concernant l’exploitation du pétrole en Libye signé entre Tripoli et Londres, suite à la libération d’Ali Al-Megrahi. Cet accord entre l’Angleterre et la Libye est intervenue malgré l’opposition des Etats Unis à la libération du prisonnier libyen souffrant d’un cancer de la prostate.

Megrahi, peut-être innocent
Les Etats-Unis s’étaient formellement opposés à cette libération. Barack Obama a fait savoir qu’il souhaitait que le terroriste soit assigné à résidence. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a abondé dans le même sens en soutenant que le prisonnier devait accomplir sa peine en prison. Depuis sa condamnation, Megrahi avait toujours clamé son innocence. D’ailleurs, il avait obtenu le droit à un second procès en raison de la possibilité d’une "erreur judiciaire" dans sa condamnation en 2001 par un tribunal spécial écossais, installé aux Pays-Bas.

La revue écossaise The Firm a affirmé que Megrahi avait subi des pressions pour abandonner la procédure en appel qu’il venait d’intenter, en échange du droit de finir ses jours en Libye.


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