Transfert en Afrique : L’Union africaine veut amoindrir les coûts des envois

vendredi 30 décembre 2011

L’Union africaine (UA) avec l’appui de la Banque mondiale veut réduire le coût des envois de fonds vers et à l’intérieur du continent africain. Pour rendre cela possible, l’UA compte créer « Send Money Africa », une base de données en ligne.

Cette base permettra aux personnes désirant d’envoyer de l’argent de comparer les tarifs pratiqués par les différents prestataires de services d’envois de fonds. Très souvent, les individus transférant des fonds ne disposent pas d’informations leur permettant de faire un choix judicieux de l’opérateur devant transférer lesdits fonds.

L’Afrique est la destination la plus coûteuse en matière d’envois de fonds. Le coût moyen des transferts d’argent en Afrique dépasse 12 % du montant transféré, contre une moyenne mondiale de 9 %. « En raison de leur caractère anticyclique, les envois de fonds jouent un rôle essentiel dans la vie des ménages pauvres. Toute réduction du coût des transferts devrait donc permettre aux migrants et à leurs familles de conserver plus d’argent », a déclaré Olawale Maiyegun, Directeur du département des Affaires sociales à la Commission de l’Union africaine.

La création de « Send Money Africa, » a un but ultime : renforcer la transparence autour des prix et surtout encourager la concurrence entre les prestataires de services. Et logiquement, il est espéré que « Send Money Africa entraînera une réduction des coûts », a affirmé Richard Cambridge, Chef du Programme Diaspora africaine à la Banque mondiale. 120 millions d’Africains reçoivent plus de 40 milliards de dollars par an. Et cette colossale somme leur est envoyée par environ 30 millions de parents ou amis vivant à l’étranger.

Des études ont montré qu’une réduction des frais d’envois de l’ordre 5% par rapport au montant total permettrait un gain de 16 milliards de dollars supplémentaires par an pour ceux qui reçoivent les sommes d’argent envoyées. Ce surplus de revenus devrait permettre aux destinataires des transferts de consommer et d’épargner plus. De ce fait, ils accroîtraient leurs investissements dans l’économie locale. Sur le continent africain, les envois de fonds représentent la deuxième plus importante source d’apports étrangers en Afrique après les investissements étrangers.


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