Le conflit dans le Nord Mali fait chuter ATT

mardi 1er mai 2012

Ce mercredi 21 mars 2012, la gouvernance d’Amadou Toumani Touré dit ATT a pris fin. Ainsi, en ont décidé des militaires maliens qui se disent en colère et cela contre sa façon soft de gérer la crise dans le Nord Mali.

Et ce coup d’Etat n’est pas seulement la résultante de la colère des militaires. Il est la conséquence de la lutte impitoyable menée, entre autres par les Etats-Unis, la France, et la Grande-Bretagne contre la Libye de Kadhafi.

Aussi, il était de notoriété publique que la guerre menée contre Mouammar Kadhafi devait avoir des conséquences néfastes sur la sécurité et la stabilité des pays sahéliens. Et concernant le Mali, les armes non utilisées par les rebelles libyens armés par les puissances occidentales ont permis aux groupes touaregs et islamistes du Mali de vouloir faire sécession. Et vu sous cet angle, la France ne peut guère démentir sa participation à ce coup d’Etat.

L’ancien leader touareg des années 90, Iyad Ag Ghali, a appelé à l’application de la charia dans le nord. Il y veut une république islamique. Le Mouvement national de libération de l’Azawad, MNLA, qui exigeait depuis le 17 janvier dernier l’indépendance du nord, semble donc plus modéré que ce dernier mouvement. D’ailleurs, le MNLA veut se départir de l’approche de Iyad Ag Ghali du groupe Ansar Dine. Aussi, le MNLA précise que « la République pour laquelle nous nous battons est basée sur les principes de la démocratie et de la laïcité. »

Pour lui, il ne saurait avoir de confusion entre son combat et celui d’un groupe qui veut instaurer la charia. Dans l’un ou l’autre cas, il y a menace sur l’intégrité de l’Etat malien. D’ailleurs, l’armée malienne, déjà mobilisée par le coup d’Etat, les rebelles ont tout le temps d’occuper le nord du Mali et de créer leur Etat indépendant d’autant plus qu’il n’existe plus de gouvernement pour les en empêcher, pas plus qu’une armée pour les contrecarrer.


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