Rio+20, l’Afrique et son autonomie

mercredi 4 juillet 2012

Au sommet Rio+20 sur le développement durable qui s’est ouvert le mercredi 20 juin 2012 à Rio de Janeiro au Brésil et qui a pris fin deux jours plus tard, a vu la participation d’une délégation de 21 personnes venues Burkina Faso. Le président Blaise Compaoré est resté à Ouaga, crise malienne oblige.

Et lors de la rencontre de Rio, les participants ont lancé des appels urgents à l’action afin de rendre notre planète plus écologique. Outre cela, la principale préoccupation des pays africains a été la question de savoir quand est-ce que les pays développés vont cesser de parler et de promettre pour enfin passer au concret, c’est-à-dire délier la bourse » a affirmé Aimé Nianogo, Directeur régional du programme Afrique centrale et occidentale (PACO) à l’Union internationale pour la protection de l’environnement basé à Ouagadougou.

Toutefois, la crise financière avec son corollaire de hausse du chômage, les pays occidentaux seront encore plus avares en respect de promesses financières. Aussi, la mal-gouvernance dans certains pays africains n’est pas faite pour les encourager à délier le cordon de la bourse même si certains Africains affirment être « majeurs et n’ont pas de leçons à recevoir. »

Si les Africains reconnaissent être majeurs, il faut qu’ils développent des initiatives sans toujours attendre quelque chose des Occidentaux. Lorsque la volonté et la foi y sont, tout est possible. Et grâce à cela, le continent africain pourrait être une niche écologique encore plus propre.

De toute façon, Nianogo, reconnaît qu’investir dans la nature « c’est garantir le bien être à long terme des populations. Sans compter les autres services rendus par les écosystèmes. » Ces autres services sont entre autres : la recharge des nappes d’eau, la prévention des inondations, la purification naturelle de l’eau, l’éco-tourisme.

A cette conférence de Rio, les présidents africains ont délégué Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville comme porte-parole de l’Afrique. D’ailleurs, il a suggéré à Rio le renforcement du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et ce Programme une fois devenu une agence spécialisée des Nations unies, aura pour siège, Nairobi, au Kenya.


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