Incompétence et favoritisme dénoncés au FMI

samedi 11 août 2012

Peter Doyle, conseiller au département Europe du FMI, a adressé le 18 juin dernier une lettre de démission à sa direction après 20 ans de service. Mais, c’est presqu’un mois plus tard que l’affaire est rendue publique.

Dans sa lettre de démission, Doyle reproche à l’institution internationale de n’avoir pas émis les « mises en gardes répétées et en temps opportun qui s’imposaient » à la zone euro concernant la crise économique. Doyle est en charge la gestion des plans de sauvetage de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande. Pour lui, la gestion de la crise financière européenne par le FMI est inadmissible et mauvaise. Il attribue l’échec de l’intervention du FMI dans la crise en Europe à un parti pris. Ce qui fait dire à Doyle : « J’ai honte d’avoir été associé au FMI. »

Son indignation de faire partir du FMI ne s’arrête pas là. Il dénonce également la manière dont Christine Lagarde, la directrice actuelle a été sélectionnée. Il va jusqu’à dire que « son sexe, son intégrité, son ardeur et son élan ne peuvent pas racheter l’illégitimité fondamentale du processus ayant abouti à sa sélection ».

Mon admiration pour Peter Doyle aurait été totale si ce dernier avait démissionné en dénonçant tout le mal que le FMI et la Banque mondiale ont fait aux pays du continent africain. S’il avait mis à l’index ces privatisations, l’asservissement et la subordination de nos pays africains aux prêts ou aides.


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