Crise en Syrie : Pourquoi toujours le veto russe et chinois ?

samedi 11 août 2012

Jeudi 10 juillet 2012. La Russie et la Chine ont encore opposé leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Ces deux pays s’opposent à une résolution occidentale contre le gouvernement syrien.
Face à la ténacité des Russes et des Chinois, les Etats-Unis ont affirmé qu’ils agiraient désormais en Syrie en dehors du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais ce qu’ils ont oublié de dire, c’est qu’ils agissaient depuis bien longtemps en Syrie. Et comme le dit le Washington Post « La CIA travaille avec l’opposition syrienne. »

Avec l’attentat du mercredi 18 juillet dernier qui a vu l’assassinat de personnalités de l’armée syrienne, Washington espérait la démission d’officiers supérieurs. Il n’en a rien été. D’ailleurs, le président Bachar el-Assad a immédiatement nommé des successeurs. Le Conseil de sécurité n’a nullement condamné cet attentat. Ce qui fait dire au délégué syrien permanent auprès des Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari, « Si un tel acte terroriste est incapable de susciter une condamnation sévère et immédiate de la part de ce Conseil… cela signifie assurément que tout ce que la communauté internationale a édifié pour lutter contre le terrorisme n’était que lettre morte. »

Concernant la guerre en Syrie, Bahar Kimyongür, auteur du livre, Syriana la conquête continue, affirme que certes le gouvernement de Al Assad n’est pas un modèle de démocratie, toutefois, les attentats sont les œuvres de l’armée libre de Syrie, l’opposition, soutenue et financée par le Qatar et ses alliés occidentaux que sont la France, les Etats Unis, etc.

Une chute du gouvernement de Al Assad sera une opportunité pour l’Opposition syrienne soutenue par les Occidentaux de lancer une politique de terreur contre certaines des populations du pays. Sous la gouvernance de Bachar Al Assad, la Syrie qui a une grande diversité de groupes ethniques a vu l’inégalité sociale prendre fin. Et depuis ce, tous coexistent en paix. Selon l’auteur belge, Bahar kimyongur, le gouvernement syrien bénéficie du soutien de son peuple. Un sondage réalisé en février dernier par l’agence de sondage « YouGov Siraj », pour le compte de Les Débats de Doha financé par la Fondation du Qatar a montré très clairement qu’une très grande partie du peuple syrien soutient Bachar Al Assad. Pourtant, c’est un fait que les pays occidentaux ignorent quant bien même le Qatar les en informés.

D’ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a appelé trois jours après l’attentat de Damas, l’opposition syrienne à former rapidement un « gouvernement provisoire ». A cet effet, le ministre français dit avoir pris contacts avec le secrétaire général de la Ligue arabe et le Premier ministre du Qatar.
A la suite du vote du conseil de sécurité, les propos du délégué syrien permanent auprès des Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari n’ont nullement été repris par les médias occidentaux. Pourtant, ses propos portent un message fort et écho le refus de la Russie et de la Chine de voir la guerre qui se mène en Syrie passer pour une conquête démocratique. Lisez plutôt.

« Au nom du peuple syrien, nous disons à tous ces pays : si vous voulez imposer la loi de la jungle à d’autres et que cette décision vous semble logique, commencez donc par l’appliquer à vos pays respectifs et demandez à ceux parmi vos ressortissants et résidents, qui sympathisent sincèrement ou non avec les bandes armées et les terroristes qui sévissent en Syrie, de les accueillir et de leur offrir la liberté qu’ils convoitent et particulièrement celle de semer le désordre par les armes … tout comme la liberté de déstabiliser et de détruire le tissu national et les fondements de l’État syrien, sous prétexte d’instaurer réformes et démocratie ! »


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