Avec ce deuil national, chaque Burkinabè réfléchit à son devenir

vendredi 25 juillet 2014

En ce début de deuil national de quarante-huit heures, j’ai des doutes et je réfléchis à mon avenir, au Burkina Faso.

Aujourd’hui à 3h du matin, j’avais voulu écrire un poste sur les tragédies qui secouent mon cher Faso. Mais je n’ai pas pu. Je me suis sentie très mal et vide de mots. Mon corps était pris de tremblotes. Impossible de saisir mon ordinateur. A fortiori taper sur le clavier.

Rien qu’à penser aux 116 disparus du vol d’Air Algérie qui s’est écrasé ce 24 juillet 2014 à Gao au Mali avec 24 de mes compatriotes, accident précédé de l’explosion du 15 juillet 2014 à Ouagadougou, avec au moins 5 morts et des blessés qui luttent toujours pour leur survie, mes tremblotes n’ont fait qu’augmenter. Le vertige m’a obligé à me recoucher.

Puis, j’ai pensé qu’en ce jour de deuil, qu’en cette fin de Ramadan qui coïncide avec la Nuit du Destin, prier, prier pour le repos de l’âme des disparus et implorer Allah afin qu’il soulage la douleur des proches des victimes.

Parce qu’ensemble, on n’est jamais seul, c’est pourquoi, j’ai également prié pour qu’unis, nous Burkinabè, nous œuvrons pour un Burkina meilleur. Et ce Faso meilleur, c’est à nous de l’exiger, de le vouloir, de le réaliser, et d’espérer y vivre avant de le léguer aux générations futures.

Et comme je parle du futur du Faso, j’ai pensé au Président, Blaise Compaoré.

Et la question qui me taraude l’esprit est : que veut-il léguer aux générations futures ?

Notre Constitution stipule que le président « est élu pour cinq ans au suffrage universel direct » et est « rééligible une fois ».

Pourtant dans Jeune Afrique n° 2792 de ce 13 au 19 juillet 2014, Blaise Compaoré affirme que :

« Plus sérieusement, je refuse de m’enfermer dans un schéma précis et compte bien utiliser le temps qu’il me reste, avant mai prochain, donc, pour mûrir ma réflexion… Ne vous y trompez pas : si je réfléchis à ce que je ferai après 2015, ce n’est pas parce que j’ai peur de ne plus être considéré ou de m’ennuyer, ou encore par volonté de m’accrocher à mes privilèges. Ce qui me préoccupe, c’est ce que deviendra le Burkina, trouver la bonne formule, garantir la stabilité, ne pas voir détruit tout ce qui a été mis en place. Je n’ai pas envie d’assister à l’effondrement de mon pays pendant que je me repose ou parcours le monde… C’est pour cela que je réfléchis beaucoup à tout cela et que je n’ai pas encore tranché la question, qui n’a rien à voir avec le devenir de ma petite personne. »

Pourtant, Blaise a juré de respecter la Constitution du Faso lors de sa prestation de serment. Il a également juré de prendre soins des Burkinabè… Alors pourquoi maintenant sa « petite personne » après 27 ans au pouvoir, refuse-t-elle de respecter la Constitution pour grandir les Burkinabè ?

En ce début de deuil national de quarante-huit heures, chaque Burkinabè réfléchit certainement à son devenir et à son futur : faut-il être artisan du bonheur du Faso ou fossoyeur ? Après réflexions, moi je dis NON à un royaume monarchique au Faso. JE DIS aussi Non au Référendum au Faso. Et toi ?
Pourtant, Blaise a juré de respecter la Constitution du Faso lors de sa prestation de serment. Il a également juré de prendre soins des Burkinabè… Alors pourquoi maintenant sa « petite personne » après 27 ans au pouvoir, refuse-t-elle de respecter la Constitution pour grandir les Burkinabè ?

En ce début de deuil national de quarante-huit heures, chaque Burkinabè réfléchit certainement à son devenir et son futur : faut-il être artisan du bonheur du Faso ou fossoyeur ? Après réflexions, moi je dis NON à un royaume monarchique au Faso. JE DIS aussi Non au Référendum au Faso. Et toi ?


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