L’Union africaine : en quête de son indépendance

vendredi 13 février 2015

Le président Kafando était sur la sellette en ce 24e sommet de l’UA, même si l’élection surprise de Robert Mugabé à la tête de l’organisation continentale, a bouleversé les centres d’intérêts. Le vieux Bob, où la résurrection d’une certaine Afrique des fiertés déplacées.

Les africains sous la houlette du vieux Bob vont lever l’impôt pour se soustraire de la lourde subvention des Américains et des Européens qui financent près de 72% du budget de l’UA. C’est l’ancien président Nigerian Olusegun Obasanjo qui devra conduire ce projet de ressources alternatives basées sur les taxes sur les billets d’avion et les séjours d’hôtels. 5000 f cfa sur chaque billet d’avion et 1000 f cfa sur chaque nuitée. Les calculs indiquent que cela pourrait faire entrer dans les caisses de l’UA un confortable pactole d’environ 360 milliards. Cette somme pourrait servir à lutter contre Ebola et Boko Haram. Pour le Président malgache, Hery Rajaonarimampianina, Robert Mugabé, à la tête de l’Union, c’est l’assurance d’un dynamisme.

Par ailleurs, ce sommet a été l’opportunité pour des pays comme la Libye, dès l’ouverture du Sommet, de plaider sa cause afin que aides et soutiens lui soient apportées et accordées pour reconquérir, après l’assassinat de Guide Mouammar Khadafi, la paix et la cohésion sociale dans le pays.
Le Burkina Faso, pays en crise politique, dont la délégation a été conduite par le Président de la Transition Michel Kafando a manqué de saisir les tribunes de l’Union Africaine pour plaider la cause du Burkina Faso et faire attendre la voix des Burkinabè. Des Burkinabè assoiffés d’intégrité, de liberté, et d’indépendance.


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