« Boycotter le 25e sommet de l’Union africaine au nom de l’intégration africaine »

mercredi 10 juin 2015

En Afrique du sud, en avril dernier, une vague d’attaques xénophobes contre les ressortissants africains avait gagné les villes de Durban et de Johannesburg. Cette vague avait fait quelques centaines de morts, des millions de déplacés et rappatriés dans leur pays d’origine.

Des Sud-africains ont accusé des ressortissants africains de voler leurs emplois. Mais quels emplois ? Gardiennage, coiffures, mécaniciens, éboueurs, etc.

Plusieurs gouvernements africains dont les citoyens ont été victimes de ces attaques xénophobes ont menacé de fermer les entreprises sud-africaines établies dans leurs pays respectifs.

Mais cela n’a pas été le cas, et pire, les condamnations concernant ces actes ignobles de Sud-africains envers leurs frères et soeurs venus de d’autres pays africains n’ont pas été unanimement condammés, surtout par nos dirigeants et autres personnalités.
 
Un acte fort pour les leaders et chefs d’Etat africains aurait été de boycotter ce 25e sommet de l’Union africaine qui a débuté ce 07 juin 2015 à Pretoria. A défaut, ils auraient pu exiger que le Sommet soit tenu à Addis Ababa, siége de l’UA.

Ainsi ce boycott, même symbolique, aurait permis de dire à l’Afrique du sud, tout le mal que l’on pense de la façon dont ses dirigeants et ses populations ont traité et continuent de traiter leurs compatriotes africains.

Par ailleurs, unis dans ce boycott symbolique, nos dirigeants auraient transmis une obligation : exiger le respect de l’intégrité physique, morale, et matériel de leurs populations. Et dans cette perspective que cela soit l’Afrique du sud ou tout autre pays du monde : montrer que dorénavant, les dirigeants africains défendront à l’unisson et seront à l’unisson avec leurs ressortissants.

Pour l’Afrique du sud qui se veut leader et puissance politique et économique du continent africain poser des actes et actions renforçant l’unité et l’intégration tant promues est clé, autrement dit, l’arbitraire qui a cours dans ce pays, écrasera à jamais les populations n’ayant nullement la nationalité du pays de Mandela si jamais l’Afrique du sud devenait Le Leader Africain.

Et il est dommage que jusque là, aucune personnalité africaine de pointe n’est initiée une action significative contre ce xénopho-terrorisme sud-africain contre des Africains.
A y voir de près, la première institution qui aurait pu donner le La, aurait été la présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine, Clarisse N’Dlamini Zuma.


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