Présidentielle au Faso : Les opposants de la 25e heure, opportunistes ou hommes d’Etat ?

mardi 1er septembre 2015

Elections presidentielle et legislatives de ce 11 octobre 2015, la capacite a mettre en oeuvre leurs projets pour le Faso doit etre le critere pour choisir notre futur president. Vouloir le pouvoir pour le pouvoir est inique si l’on ne propose rien de bon et d’original aux Burkinabe.

Pour l’heure on compte au moins une vingtaine de candidatures au fauteuil presidentiel. C’est un pleonasme que de dire qu’il y’a trop de candidats. Bref.
Et si certains axent leurs discours sur les consequences de decisions deja prises sous Blaise Compaore, ils oublient, qu’ils ont ete les auteurs et acteurs de ces decisions. Decisions qui ont conduit le Faso la ou il se trouve actuellement.
Denoncer les injustices et la misere que vivent les populations est insuffisant, et surtout inutile :
1. que change la denonciation si elle n’est point suivi d’actions pour le changement positif ?
2. Que font les candidats des causes qui ont ebranle le Faso ?
3. Comment reparer les injustices sous toutes ses formes, injustices que vivent les populations au niveau de l’eduction, du systeme judiciaire, de la sante, et du travail, etc.?
4. Et mieux encore, comment augmenter le volume de richesses du pays afin que tous autant que nous sommes, nous profitons au maximum et dans le cas echeant au minimum d’une redistribution plus equitable, des richesses du pays ?
Outre cela, apres avoir ecoute sur une certaine radio internationale, certains candidats a la presidentielle : Benewende Sankara, Zephirin Diabre, Rock March Christian Kabore, et ce 1 septembre 2015 Ablasse Ouedraogo, je pense que le seul le candidat qui pourra expliquer, donner des arguments fondes et verifiables sur la maniere d’accroitre la part du gateau national est digne d’etre ecoute, et elu.
Sans accroissement de la part nationale et part ricochet de celle individuelle, les plus faibles, qui ont deja des miettes ou sont des laisses pour compte, seront a jamais en marge de la societe.

Et leur colere pire qu’un tsunami sera une bienfaisante revolution devastatrice : nettoyer de fond en comble la scene politique de ces politiciens ventrus et dont les politiques du ventre et du bas-ventre ne creent que frustrations et injustices. Et au lendemain de Ce nettoyage naitra une generation nouvelle, une generation d’hommes et de femmes d’Etat conscients.
Ce nettoyage, certes, necessite du temps, car mettre en place un Etat et donner a cet Etat la possibilite de jouer son role dans une repartition equitable des richesses demande de la rigueur et de l’abnegation.
Cette situation est a envisager si et seulement si la classe politique et nous Burkinabe, population vaillante d’Octobre 2014, n’exigeons points que certaines mesures a effets immediats soient prises et appliquees.
Par exemple : la reduction du train de vie de l’Etat. Le president Michel Kafando dans tous les medias et sur la tete de tous les dieux avait jure qu’il a reduit le train de vie de l’Etat. Mais Ouagadougou respire et voit la maniere dont cette gabegie a outrance se fait. Pire, le president se dedit lorsqu’il parle de reduire le train de vie tout en occultant de remettre en cause le decret de 2008 reglementant ce train de vie.

Autres grands soucis, les dossiers de crimes de sang et economique : Motus bouche-cousue de la part du gouvernement de transition. Ou est notre ministre de la justice Josephine Ouedraogo ? Celle que l’on a cru vaillante et battante, celle par qui l’on a espere un changement qualitatif dans ce systeme judiciaire ? Si nous Burkinabe ne disons plus rien, il va de soi que l’inpunite perdure. Et il va de soi que Josephine ait peur, n’agisse pas, et se taise. Il va de soi que l’Autorite superieure de Controle d’Etat a la tete de laquelle se trouve l’integre Marius Luc Ibriga reste impuissante face aux dossiers qui tardent a etre juges, etc.
Vu cela, je me demande qu’est ce que nous Burkinabe voulons. Que faisont nous ? Qu’exigeont-nous des candidats et du nouveau president, president qui se doit de travailler pour nous ?

Le president elu a lendemain du 11 octobre a la tete du Faso, comment peut-il creer des emplois durables et proteges cette jeunesse qualifiee mais souvent en deperdition ? Cette jeunesse qui suit la richesse dont nos pays sont depouillees en se noyant a Lampedusa ou en se laissant embrigader par les puissances internationales a travers Al Quida ou Boko Haram ?
Comment retenir nos jeunes diplomes, alors que notre economie ne leur offre pas de postes, mais les pousse a s’expatrier pour survivre en Occident ? Et cette question de salaires des Burkinabe ? Moins que des perdiems dirait certainement Omar Bongo, feu president du Gabon. Certes, mais ce perdiem doit etre suffisant pour le Burkinabe moyen afin qu’il puisse en toute conscience en plus de toutes les charges quotidiennes et familiales vivre decemment.

Dire que le Burkina Faso a des problemes est un secret de polichinelle qui n’echappe point a Rock Christian Kabore du MPP et a ses sbires. Ne rien proposer et vouloir etre elu president est inique surtout si l’on est opposant de la 25e heure. Rock qui n’est opposant que depuis janvier 2014, apres avoir ete pendant plus de 25 avec Blaise Compaore, doit plus que quiconque, savoir ce dont les Burkinabe ont besoin, indiquer clairement comment creer les richesses qui nous manquent et qui seront necessaires pour conduire une politique sociale efficiente.

Au mieux Ablasse Ouedraogo, le reconnait, il est un opposant. Un opposant forme d’une part a l’ancienne ecole de Blaise Compaore et d’autre part par l’internationale. Se disant homme d’experiences avec une connaissance profonde du milieu rural du Faso, il assure pouvoir aider le Faso. Concretement, comment peut-il le faire ?
Vouloir redistribuer l’existant sans comprendre qu’il est insuffisant est un mensonge electoral, et exiger que les populations participent a l’effort de construction et d’epanouissement du pays en mettant la main dans le canbouilli est realiste. Thomas Sankara l’avait bien compris et l’a applique a lui-meme avant de l’exiger des autres. Il a voulu le bonheur de son peuple. Qui peut en faire autant aujourd’hui ? Loin de moi l’idee de la desesperance, mais l’avenir nous le dira.
En attendant, au jour du 11 octobre 2015, les Burkinabe devront dans les urnes faire le choix de l’intelligence, de la competence, et de l’engagement : faire le meilleur choix possible. Sinon, nous seront encore les fossoyeurs et les acteurs de notre propre malheur.


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