Présidentielle au Burkina Faso : Qui faut-il voter ?

jeudi 10 septembre 2015

Depuis la Révolution d’octobre 2014, Les Burkinabè ont mille et une raisons de se plaindre.

Les faits et gestes du gouvernement de transition, les forfaitures de Blaise Compaoré, les agissements de la société civile, les lois que le Conseil national de transition vote, et les recours que viennent d’introduire au niveau du Conseil constitutionnel Me Bénéwendé Sankara et Ablassé Ouédraogo, contre certains de leurs compagnons candidats comme eux à la présidentielle du 11 octobre 2o15 : Djibril Bassolet, Marc Christian Kaboré, Ram Ouédraogo, Yacouba Ouédraogo et de Salvador Yaméogo. Autre raison de se plaindre : la nature du programme de société des différents candidats.

Sur ce dernier, ce matin, en écoutant Saran Sereme Sere, je me suis demandé : “OOOOh Ramata, pourquoi un citoyen doit il se plaindre alors qu’il à la possibilité d’agir pour positivement changer les choses et cela même s’il est admis que les Hommes politiques sont démagogues et toujours les mêmes, à moins qu’ils ne deviennent des Hommes d’état, soucieux d’oeuvrer pour le bien-être des populations ?”

Saran, a elle toute seule, peut changer positivement les choses ? Peut-Être. Elle a au moins un mérite : le courage d’avoir ouvertement affirmé qu’elle voulait le pouvoir et cela au lendemain de la Révolution lorsque tous ceux, Général émérite, chef de fil de l’opposition, opposant, ou simplement opposant frustré, se cachait...

Certes Saran a du courage, et cela reviendra aux Burkinabè, si toutefois, ils l’élise, qu’ au delà de son courage soit téméraire et impose une vision nouvelle qui changera agréablement le Burkina Faso.

En attendant, que peuvent les Burkinabè, eux qui ont en réalité le pouvoir d’imposer et de choisir durant ces cette présidentielle et ces législatives ?
Simplement voter.

Voter est un acte citoyen qui permet de protéger les libertés, de lutter pour en avoir plus afin d’espérer un lendemain bon et meilleur.
Voter, pour s’approprier ce processus politique, c’est un devoir pour chacun. Et c’est avec ce devoir que suivent les droits et par conséquent l’abstention n’a point sa place.
Ne pas voter, c’est simplement dire que l’on n’a cure de son futur. Que les Hommes politiques peuvent se jouer de nous et perpétuer la Compaorose et les autres comportements assimilés.

Dans ce contexte même si tous les candidats paraissent "mauvais", il est néanmoins nécessaire de voter pour éliminer les pires, construire une nouvelle génération afin d’espérer le meilleur pour le Faso.


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