Rock au pouvoir, la Transition a déçu

lundi 4 janvier 2016

L’ancien président Michel Kafando et son premier ministre Isaac Zida ont bien profité du peuple. Eux, deux anciens élèves de Blaise Compaoré, avec leur nomination aux instances dirigeants du Faso en 2014, et avec le temps, ont semblé s’être affranchis du joug de leur maitre, Blaise Compaoré.

Sous la transition, Kafando et Zida ont en partie soutenu et œuvré dans le sens des populations : en rouvrant les dossiers Norbert Zongo et Thomas Sankara, etc. Toutefois, ils n’ont pas pu et su tuer la compaorose faite de gabegie, de copinage avec des nominations complaisantes, des passations de marchés de gré à gré, etc.
Mais, dans la conduite de cette transition, une fière chandelle est au Conseil National de transition de Cheriff Sy. Avec Cheriff, le peuple s’est battu pour protéger la transition ce 16 septembre 2015. Il a versé son sang pour un Faso républicain. Et avec le CNT, il y a eu des actions positives, notamment du côté des réformes : sur le délit d’apparence, le droit à l’accès à l’eau, etc. pour un Burkina nouveau.

Cela est-il suffisant pour créer la richesse et le bien-être qu’espère chaque burkinabè ? Au Faso, Blaise Compaoré a malheureusement légué un pouvoir prédateur. Rock pourrait le consolider avec sa prise officielle de pouvoir ce 29 décembre 2015.
Il a été également sous le joug de Compaoré pendant plusieurs décennies en tant que ministre et responsable du législatif. Sa dissidence avec Blaise et le CDP n’a jamais porté ni sur la politique de Blaise ni sur les idéaux du CDP, mais uniquement sur ses intérêts personnels : être toujours dans les hautes instances dirigeantes du pays. Dans ce cas, peut-on parler de démocratie avec Rock ? Le pire est que nous, Burkinabè, n’avions même pas financé les élections de ce 27 novembre 2015 et dans ce cas comment parler de démocratie.

De dirigeant, vivement que Rock devienne un Homme d’Etat pendant son mandat de cinq. Il pourrait le prouver en nouant des pactes avec les populations pour créer de la richesse, sans que lui et ses proches ne s’accaparent les ressources naturelles du Faso et cela avec le concours de l’extérieur. Créer la richesse est possible si cette connexion au monde extérieur et avec les prédateurs internes n’existe plus.
La jouissance de cette richesse est possible si Rock fonde son pouvoir sur le rock de l’intégrité, du sacrifie, et de l’engagement pour son peuple.
Avec des Si, on peut construire le monde idéal, et j’espère qu’avec son pouvoir, Rock va construire le Faso meilleur pour les Burkinabè.


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