Burkinabè, débout, contre la férule humiliante.

samedi 16 janvier 2016

Stupeurs ? Oui !
Résignation ? Non.
Détermination ? Oui !
Hardiesse ? Oui !

De la force et du courage, il nous en faut pour faire face et surmonter cette onde terroriste de ce 15 janvier 2016 qui secoue le plein coeur du Faso : Ouagadougou. Des terroristes ont tué des personnes de sang froid en attaquant le Splendid Hotel et le restaurant Cappuccino. Ces terroristes veulent tuer l’harmonie entre religions au Faso. Ils veulent un Faso sans vie. Mais le peuple vaillant veille. Il a toujours veillé.
Les Burkinabè mains nues, en octobre 2014 et en septembre 2015, ont fait face à des bourreaux impitoyables. Certains ont payé de leur vie la liberté, notre liberté. Par respect pour eux, nous nous devons dans la solidarité, encore, de booter hors du Faso ses néocolonialistes de la division, ces mensonges éhontés diffusés à travers des medias, cette propagande de haine.

Non, les attentats n’ont pas lieu dans des lieux fréquentés par des Occidentaux.
Oui ! Ces lieux, burkinabè, sont fréquentés par des Hommes intègres.
Non, des Occidentaux n’ont pas été tués.
Oui ! Des Burkinabè et leurs invités ont été massacrés dans leur chair.
Massacrés dans leur chair, ces attaques contre la patrie mettent le gouvernement du Président Roch Kaboré devant ses responsabilités. Mieux, c’est à ce gouvernement, aux formations politiques, et à cette vaillante société civile de se montrer à la hauteur du défi lancé.

Le défis à notre cher Faso ?
Celui de ne pas céder à la récupération malsaine.
Celui de ne pas céder aux engagements liberticides et sécuritaires.
Celui de ne point céder à la stigmatisation.

Et notre victoire ?
Celle de répondre à cette attaque contre la liberté et le vivre-ensemble par un courage inouï.
Celle d’anéantir avec intelligence ce germe immonde de la haine.
Celle de rester toujours intègres et fiers Burkinabè.
Et cela nous le pouvons, nous l’avons toujours fait. Pour les 18 millions des Burkinabè que nous sommes, affichons au frontons de nos demeures, de nos véhicules (voitures, motos, vélos, coiffure et habillements, etc.) le drapeau national. Faisons notre les couleurs du Faso.

Fiers et intègres burkinabè, entonnons à cœur vaillant le Ditanyè et soyons toujours porteur de son message crucial :
« Contre la rapacité venue de loin…
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux…
Les échecs, les succès, la sueur, le sang…
Ont fortifié notre peuple courageux…
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale…
Vers l’horizon du Bonheur…
Une seule nuit a réconcilié…
Notre peuple, avec tous les peuples du monde
À la conquête de la liberté et du progrès.
La Patrie ou la mort nous vaincrons. »


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