Changement climatique : Pour la Banque mondiale, les peuples autochtones ont la riposte

samedi 19 novembre 2011

Selon le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, les peuples autochtones supportent une " part disproportionnée des effets du changement climatique ". Du fait de ce changement climatique, les communautés autochtones sont déjà confrontées à la perte de terres et de ressources, le recul des indicateurs de développement humain, la discrimination, le chômage et la marginalisation économique et politique. Toutefois, le président de la Banque mondiale pense que grâce à leur " longue expérience de la gestion des ressources naturelles et de l’adaptation au changement climatique ", les communautés autochtones " peuvent compléter nos connaissances sur cette question complexe et nous aider à la résoudre… Les enseignements que peuvent nous communiquer les peuples autochtones enrichiront notre réflexion et rendront nos actions plus productives ".
Dans certaines parties de l’Afrique, a-t-il dit, les peuples autochtones parviennent depuis longtemps à tirer parti de terres arides, par exemple en cultivant le thé de buisson rouge. Les femmes plantent des cultures résistantes aux sécheresses et aux animaux nuisibles, qui aident leur communauté à traverser de longues périodes de difficultés économiques. Elles conservent des semences capables de résister aux conditions susceptibles d’apparaître durant telle ou telle saison ou année.
Les peuples autochtones des Îles Marshall sont parvenus à utiliser des blocs de corail pour protéger leurs ressources en eau douce de la contamination par l’eau salée. Les communautés autochtones du Viet Nam plantent d’épaisses mangroves le long des côtes pour les protéger : les mangroves amortissent les vagues durant les tempêtes tropicales. En Australie, les communautés aborigènes utilisent des méthodes traditionnelles de brûlis pour contrôler la croissance des sous-bois, ce qui permet d’éviter que de gigantesques incendies détruisent de vastes surfaces et rejettent des quantités massives de carbone dans l’atmosphère.
Le Département du développement social de la Banque mondiale a aidé l’organisation First Peoples Worldwide à concevoir le fonds d’action sur le climat pour les peuples autochtones. Cette initiative vise à fournir un financement direct à certaines communautés autochtones dans le monde.
Selon Zoellick, il est important de faire participer les populations les plus touchées par le changement climatique aux débats consacrés à la question lors du sommet de Copenhague.


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