La suprématie chinoise mise à l’épreuve par des maladies non transmissibles

samedi 19 novembre 2011

En Chine, les maladies non transmissibles telles le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections respiratoires chroniques cause de plus de 80% de décès par an. Cette donnée représente près de 70% des cas de morbidité.

Une étude conduite par le Ministère chinois de la santé et l’Organisation mondiale de la Santé à élucider quelques mesures qui pourraient aider a endiguer cette vague de décès qui risquent de compromettre la prospérité du pays.
Il est ressorti que, le nombre de cas de maladies cardiovasculaires, de broncho-pneumopathies chroniques obstructives, de diabète et de cancer du poumon chez les Chinois de plus de 40 ans doublera dans les vingt prochaines années, si des stratégies efficaces de prévention et de lutte ne sont pas appliquées.

L’étude explique la vague de décès par les mutations sociales, économiques et environnementales que le pays a connues au cours des dernières décennies.
Le vieillissement rapide de la population et son exposition à des facteurs de risque tels que le taux de tabagisme élevé chez les hommes, l’obésité croissante due à la consommation de produits de restauration rapide riches en graisses et en sel et celle de boissons non alcoolisées riches en sucre, ainsi que la diminution de l’exercice physique dans les villes. Selon Patricio Marquez, co-auteur du rapport, la réduction de ces maladies est possible si le gouvernement chinois, impose "des droits d’accise plus élevés sur le tabac et les produits alcoolisés, en prenant des mesures réglementaires pour freiner la publicité et interdire de fumer dans les lieux publics."
Shiyong Wang, auteur de l’étude et Spécialiste senior de la santé, pense que l’accès à des services de santé de qualité permettront aux individus de vivre plus longtemps. Pour lui, la réduction des maladies et des incapacités maladies auront également un impact sur leur qualité de vie.
D’après des estimations, le bénéfice économique retiré de la réduction des maladies cardiovasculaires de 1 pour cent par an sur une période de trente ans (2010-2040) permettrait de générer une valeur économique équivalente à 68 pour cent du PIB réel de la Chine en 2010.

L’étude met en garde le gouvernement chinois. Si une mesure efficace n’est pas trouvée, la charge de morbidité aggravera les conséquences économiques et sociales du vieillissement de la population et l’amenuisement de la main-d’œuvre. Et conséquemment, il ya risque de ralentissement économique.
Le rapport indique qu’une population en meilleure santé et plus productive est la cheville ouvrière de la croissance économique durable et du développement social harmonieux, à moyen et à long terme.


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