Jugement de Moubarak ou leçon : de gouvernance pour nos dirigeants

samedi 19 novembre 2011

Sur le continent africain, le procès de l’ancien président égyptien, Hosni Moubarak doit faire réfléchir plus d’un chef d’Etat. Le procès de ce dernier est une étape décisive dans le parcours de vie des dirigeants qui briment à leur guise leur peuple. Assurément que Moubarak n’a jamais imaginé être jugé un jour par un tribunal de son pays, à fortiori être jugé malade et encagé.

C’est une première sur le continent et cette image pathétique d’un Moubarak allongé sur une civière fait indubitablement réfléchir certains sur le sol burkinabè. La situation est inhabituelle sur deux points :
1- débarquer un président évoluant vers la fin de son mandat pour entre autre assassinat de manifestants et corruption.
2. faire fi des honneurs qui sont dus à cet ancien président et le juger.

Partant de cela, le procès Moubarak constitue un précédent important pour le continent et un message fort qui marquera à jamais les esprits des dictateurs toujours accrochés au pouvoir et qui tant bien que mal cherche à réviser la constitution de leur pays pour rester au pouvoir.
Les vagues d’insatisfaction populaire qui ont conduit aux protestations dans les rues et parties d’Afrique du nord ont également touché la partie subsahariennedu continent. Pour preuves, des grèves et manifestations multiples ont secoué un Burkina Faso dirigé par Blaise Compaoré depuis 24 ans. L’Ouganda sous Yoweri Museveni, au pouvoir pendant 25 ans, a vu des manifestants battre le pavé, etc.

Sur un brancard, habillé d’une blouse blanche, celui des accusés et non des condamnés, Moubarak a nié tous les chefs d’accusation portées contre lui.
Les faits qui lui sont reprochés sont : corruption économique et assassinats de manifestants lors du soulèvement de 18 jours contre son régime.
Dans ce procès, Moubarak est entouré de sa famille, c’est-à-dire de co-accusés, Alaa et Gamal, ses fils.


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